Gabon-Education : les réformes suspendues

05-12-2013 10:16:55

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Libreville, (Ogooueinfos.com) - Suite à la marche des lycéens le 4 décembre dernier à Libreville et laquelle s’est soldée par plusieurs interpellations d’élèves, le gouvernement a décidé de surseoir les mesures querellées dans le secteur de l’éducation.



Encore une fois de plus le ministre Séraphin Moundouga vient de recevoir un camouflet  du président de la république. Les mesures qu’il a initiées l’année dernière dans le secteur de l’éducation viennent d’être suspendues par Ali Bongo Ondimba, suite à une nouvelle marche des lycéens le 4 décembre dernier dans la capitale gabonaise. Il y a quelques, mois, le président de la république avait réhabilité les élèves coupables d’actes de fraudes et de trafic de documents scolaires, en leur permettant de passer le BAC, alors que ces derniers avaient été rétrogradés par décision de Séraphin Moundounga, suite à une enquête diligentée dans le milieu scolaire. Les résultats de cette enquête avaient permis de mettre à nue les réseaux de faux bulletins de notes et les apprenants qui se sont servis de ces faux documents devraient naturellement être rétrogradés. Tel n’a été le cas, après plusieurs interventions venant des hauts lieux de la république.

Dans un communiqué publié le 4 décembre au soir, le porte-parole de la présidence de la république Alain Claude Bilie-By-Nzé a annoncé la suspension des mesures prises l’année dernière dans le secteur de l’éducation et querellées depuis quelques temps. Ces mesures rendaient obligatoire l’obtention du BEPC pour passer en classe de seconde et subdivisaient en deux les épreuves du BAC. Une partie de ces épreuves devraient faite en classe de Première, l’autre en Terminale.  Ces mesures visaient à rehausser le niveau des élèves et à réduire le taux d’échec au BAC. Malheureusement, elles n’ont pas été acceptées par les élèves et une bonne partie des enseignants. A l’origine de plusieurs mouvements d’humeurs depuis un certain temps à Libreville, elles ont été suspendues mercredi par décision du président de la république.  ‘’Afin de ramener la sérénité dans le secteur et de renforcer sa gouvernance globale, le président de la république, chef de l’Etat, a décidé de surseoir la mise en œuvre des réformes querellées, notamment les nouvelles conditions d’admission en classe de seconde et celles relatives au baccalauréat’’, a déclaré le porte-parole de la présidence de la république, dans un communiqué officiel.

‘’La décision du chef de l’Etat est une décision politique et vise tout simplement à éviter les troubles en cette période électorale. La date choisie pour les jeunes pour redescendre dans la rue n’était pas fortuite. Elle coïncidait avec l’ouverture de la campagne électorale pour les locales. La situation était déjà très embarrassante pour les candidats du parti au pouvoir. Plus de la moitié des élèves qui étaient hier dans les rues iront aux urnes le 14 décembre prochain et devraient sanctionner le PDG en cas de non prise en compte de leurs revendications’’, a souligné Yves Mouketou, leader politique.

[- Auteur: "OI" | - Source: "OI" | - Photo source: "OI"]



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